L’atelier peinture

Liminaire

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L’objectif général de l’atelier de peinture est d’amener le travailleur à une création proche de sa sensibilité, et non empruntée à un style ou tendance artistique, il est important de respecter chaque fonctionnement, chaque capacité à s’exprimer, le rôle de l’éducateur est de guider ces participants vers une meilleure utilisation des outils et du sens de la créativité. Avec ces outils entre les mains, l’objectif est de les amener à une autonomie de création, une décision personnelle.


Socles de compétences

Le travailleur sera capable de :

  • par un apport théorique, des démonstrations techniques, des exemples réalisés par des artistes anciens ou contemporains, des sujets et thèmes, de progresser tant dans sa technique que dans son expression artistique. Qu’il puisse faire preuve d’initiative, de créativité, de confiance dans l’outil qu’il manipule ;
  • l’apprentissage des techniques de bases du dessin et de la couleur amèneront l’élève à pratiquer des techniques nouvelles, par essais-erreur. Décrypter le monde de l’art, façonner le regard critique, éduquer le geste et l’esprit.

Acheter et choisir les matériaux

Dès que le stock de matériel est épuisé, nous nous rendons chez les fournisseurs afin de choisir le bois, les couleurs, les outils adéquats à notre travail. Cette démarche permet de bien visualiser l’avant et l’après de la créativité. De découvrir le choix de bois, la découpe chez le menuisier, les pots et tubes de peinture et leur gamme de couleurs, de s’investir dans le fonctionnement de son atelier, discuter avec le menuisier, décider du format, chiner des déchets de découpes, porter les achats, se partager les tâches, retenir la liste des achats… toute une intégration dans le métier d’artiste commence.

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Mettre en place l’atelier

Préparer sa palette, placer les journaux sur les tables ou monter son chevalet de campagne, passer son tablier sont des gestes élémentaires pour la bonne mise en place de son atelier, le travail s’installe dès lors dans plus de confort, place à la créativité. Chacun organise sa part d’installation, tout le monde à un rôle, il va du chargement du matériel pour la peinture en plein air à l’installation des outils, le montage du chevalet à la mise en place des chaises et tables.

Se familiariser avec les outils

Afin de mieux visualiser les possibilités de chaque outil, une démonstration s’impose, il a fallu envisager une prise de contact avec les différentes utilisations et les particularités des outils tels que les rouleaux, les pinceaux, les spatules et cartes, le pochoir, l’impression au monotype, le collage. Chaque exercice met en avant une des facettes de ces outils, il faut dès lors prendre l’habitude de les utiliser régulièrement afin de ne pas oublier les rendus et textures qu’ils provoquent. Appliquer du « stuc » avec une spatule, créer des effets pointillistes au rouleau, coller des textures, imprimer et transférer des empreintes, redécouvrir la main comme outil à multiples usages. Tous ces procédés sont injectés progressivement dans les créations, les travailleurs décident après cette et cette mise en confiance, de l’outil qu’ils préfèrent, du rendu qu’ils désirent, de façon très spontanée.

Etre plongé dans une atmosphère

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Avant le travail en soi, le thème abordé lors de l’atelier est agrémenté d’autres référents artistiques tels que contes, musique, reproductions d’oeuvres d’artistes, livres traitant de sujets éclectiques. (Chansons contre le racisme, l’Afrique et ses berceuses, les abysses, la Grèce, la foule, le relief chez Dubuffet, le masque en Afrique, la Fresque…) Dès lors, le travail peut se ressourcer dans d’autres moyens d’expressions, la créativité est sans doute influencée par ces éléments extérieurs, qui apportent une connaissance et une ouverture vers d’autres univers.


Travailler un thème proche de la réalité

Aborder la créativité face à un sujet de la vie de tous les jours, d’ici ou d’ailleurs. Je pense à la différence, comment vit-on au Tibet, en Afrique, les couleurs propres à la Grèce son blanc et son bleu, la foule et la perspective, la chute des feuilles en automne, la fête, etc. Tous ses éléments sont interprétés et traités de manières différentes par chaque individu. Il se réfère à sa propre connaissance du sujet et puise des données dans les éléments nouveaux.

Découvrir de nouvelles techniques artistiques

Une multitude de techniques, une méthode pour chacune :

  • Le brou de noix, retirer ou apporter la lumière ?
  • L’écoline, diluée, superposée, effets végétaux, la tache.
  • L’acrylique, imiter la peinture à l’huile, aborder la couleur.
  • Le pastel gras, et l’écoline, un mariage étonnant
  • La gravure sur argile et l’univers de l’impression.
  • Le collage, découpage, interprétation des photographies
  • Le pochoir, l’empreinte, le monotype, Gravure, la carte à gratter
  • Pollock, Dubuffet, Monet, Matisse, quelles techniques ?
  • Transparence et opacité
  • Reliefs et « 3D »
  • Les encres pour textiles, serti, pochoirs

Epanouissement et expressivité grâce à la couleur

Le monde de la couleur abordé par des thèmes tels que :

  • mon portrait le jour, mon portrait la nuit
  • les couleurs chaudes/ froides
  • les mélanges des primaires donnent les couleurs secondaires
  • les complémentaires, le jeu passionnant des couleurs

« Chaque couleur un individu, des couleurs qui nous ressemblent », dans la formule, dès lors le travailleur se dirige vers ses couleurs, on les retrouvera tout au long de sa création, il faut favoriser l’apprentissage des mélanges de couleurs afin qu’il affine sa gamme et la rende plus précise et personnelle. L’utilisation de la palette permet un mélange et une visualisation de la réaction, au fur et à mesure, le travailleur se souvient du procédé qui lui a permis d’obtenir telle ou telle couleur, il se dégagera de cette amélioration une créativité plus définie.

Valorisation de soi par la créativité

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Les thèmes abordés sont souvent la dérivée de l’autoportrait par exemple : la silhouette, photocopies de ses mains, son personnage mis en scène en 3D, empreinte de sa main, s’imaginer dans une scène telle que dans la foule. L’autoportrait permet un rapport avec des éléments connus, favorisant dès lors une concentration sur son travail, ce qui permet d’affronter les difficultés techniques et la nouveauté.


L’Exposition, un partage de soi

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Il est essentiel d’envisager l’exposition comme l’aboutissement d’un travail, afin de marquer l’importance d’une cohérence, un travail qui se tient est plus fort qu’un travail épars, une expression que l’on partage, un passage vers l’autre.

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