L’atelier extérieur

Le potager

044Le travail du potager commence vers le mois de février- mars. C’est le moment de bêcher la terre ; c’est un travail difficile demandant une force physique assez importante qui est surtout réalisé par les hommes. Le jardin potager est composé de 4 grandes parcelles. Chaque parcelle est travaillée et bêchée avec soin.
Lorsque la terre est retournée, on y met le compost. Le compost est un engrais naturel pour les légumes qui provient de la décomposition des matières organiques (déchets de légumes, restes de repas, mauvaises herbes, tontes de pelouse…) De cette manière, nous ne devons pas introduire d’engrais chimique, nos légumes sont 100% naturels.

Durant l’hiver, nous réfléchissons au plan du potager que nous dessinons sur papier pour faire des rotations dans les cultures. Les légumes ne doivent pas se trouver au même endroit la saison d’après.


A partir du mois de mars, on commence à semer dans la serre des légumes que l’on pourra mettre plus tard dans le potager. Les légumes semés en serre son essentiellement des salades, des choux, des tomates, des potirons, des courgettes. On sème aussi des plantes aromatiques et des fleurs annuelles qui serviront à fleurir la façade de la maison. Ensemble et en accord avec l’atelier cuisine, nous choisissons les légumes que nous aimerions cultiver.

Le semis est un moment important dans notre travail, il faut être minutieux et patient ; la germination prend du temps ; chaque jour on va voir si les graines ont poussé. Cette notion de temps et d’attente est très importante. Certains n’ont pas de patience et n’ont pas cette notion de temps ; pour eux, c’est un réel apprentissage. Savoir attendre, savoir que tout ne se fait pas tout de suite. La nature nous apprend à être patient.

On est content lorsque l’on voit la plantule sortir de terre ; on observe, on dit ce que l’on voit, se sont des moments qui amènent des questions. « Comment se fait-il que de la graine arrive une plante ? », « Comment cela se passe pour nous ? », on arrive sur des sujets existentiels très riches.

Lorsque la plante à deux feuilles, il faut la changer de pot. C’est aussi un travail qui demande de la précision et de la patience car il ne faut pas abîmer la plante et casser les racines.

A partir du mois de mars-avril, on plante l’ail, les oignons, les échalotes, on repique la salade semée en serre dans le potager. Il faut aussi enlever les mauvaises herbes. Etant donné la superficie des potagers, le travail des mauvaises herbes se fait journellement.

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Au mois de mai, c’est la saison qui démarre vraiment ; tous les légumes peuvent être semés et plantés. Chaque jour nous allons dans le potager, nous allons voir si les légumes poussent bien, s’ils n’ont pas été attaqués par des ravageurs (limaces, pucerons, petits rongeurs) On observe les fruits qui apparaissent ; c’est une étape importante au point de vue du questionnement. « Comment apparaissent les fruits? »», « Comment se fait-il qu’il y a beaucoup d’abeilles ? » « A quoi servent-elles ? » Ce sont des thèmes très riches et très intéressants qui nous ramènent toujours à notre propre existence.

Les récoltes s’étalent du mois de juin jusqu’au mois d’octobre-novembre. Les récoltes sont le fruit de notre labeur. Les légumes sont cueillis, lavés, découpés, congelés pour l’hiver. Lorsqu’on sert à table les légumes du jardin, c’est la récompense et la valorisation des travailleurs. Grâce à leur travail, nous pouvons tout manger.

La réalisation d’un jardin potager est un travail riche, varié, et très intéressant du point de vue de l’autonomie, de la valorisation de la personne handicapée et du questionnement sur la vie, sur ce qui nous entoure.


La fabrication du jus de pommes

La fabrication du jus de pommes est une activité qui demande beaucoup de travail, de temps, d’hygiène et de savoir-faire. Nous travaillons avec des machines qui coûtent cher et leurs manipulations ne sont pas toujours faciles.

En premier lieu, nous récoltons les pommes dans différents vergers que certaines personnes nous prêtent.

Après la récolte, nous nettoyons les pommes, puis elles sont passées au broyeur où il en ressort une sorte de pâte juteuse appelée broya.
Le broya est pressé dans une presse hydraulique. Le jus en est alors extrait. Le jus filtré et pasteurisé est mis en bouteille.

Cette année beaucoup de personnes extérieures sont venues nous amener leurs pommes pour avoir leur propre jus. Nous aimerions nous centrer sur cet aspect extérieur et continuer à faire du jus pour les particuliers car cela fait partie de l’ouverture du centre vers l’extérieur et de la valorisation de nos usagers.

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En effet, les écoles de notre village s’intéressent beaucoup à notre travail.

Aussi, chaque année, des classes de troisième primaire apportent leurs pommes afin de les transformer en jus avec l’aide des travailleurs du Bois Roussel.


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